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Biographie, Dassault Marcel.

 

«Un bel avion est un avion qui vole bien.»

Citation Marcel Dassault.

 

Marcel Bloch est né le 22 janvier 1892 à Paris. Fils de médecin, dernier d’une famille de quatre enfants, il se passionne dès son jeune âge pour les nouveautés technologiques et, notamment, l’électricité. Puis : " Un jour, en récréation, dans la cour de l’école il faisait très beau, j’ai levé les yeux vers le ciel et j’ai vu le Wilbur Wright du comte de Lambert doubler la tour Eiffel pour la première fois. Je n’avais jamais vu d’avion et j’ai compris que l’aviation était entrée dans mon esprit et dans mon cœur ". Après ses études secondaires, il entre à l’école d’électricité Breguet puis intègre l’école supérieure d’aéronautique dont il sort diplômé en 1913.


Sa contribution à l’aéronautique française débute lors de la Première Guerre mondiale. Versé au laboratoire d’aéronautique de Chalais-Meudon, il met son talent d’ingénieur au service de la France en créant une hélice baptisée Éclair (1916) et un biplace de chasse, le SEA 4 (1918) en collaboration avec Henry Potez et Louis Coroller.

Marcel Bloch se marie en 1919, sa femme lui donne deux fils, Claude et Serge. Après un intermède au cours des années vingt au cours duquel il se consacre à l’immobilier et, dans une moindre mesure, à l’automobile, il revient à l’aviation en formant une nouvelle équipe en 1930. " Un jour, ou plutôt un soir, me trouvant au Bourget, je vis arriver Lindbergh sur le Spirit of Saint Louis qui venait de traverser l’Atlantique. j’ai compris alors qu’il y avait quelque chose de changé dans l’aviation et que l’aviation civile allait naître. Comme l’avion de Wilbur Wright m’avait conduit à l’aviation, le Spirit of Saint Louis m’y a ramené."

 

Sa société étant nationalisée par le Front Populaire en 1936, il crée, le 12 décembre de la même année, la Société anonyme des avions Marcel Bloch (SAAMB) qui constitue, juridiquement, l’acte de fondation de l’actuelle Dassault Aviation. La Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest (SNCASO), dont il est administrateur délégué, est chargée de construire ses avions en série.
Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, ses appareils contribuent à la défense du ciel de France en 1939-1940. Après l’Armistice, Marcel Bloch est interné par le gouvernement de Vichy. Il refuse de collaborer avec l’envahisseur et, après avoir connu avec sa femme et ses enfants le fort de Montluc à Lyon puis le camp de Drancy, il est déporté à Buchenwald durant huit mois.

En 1945 à 53 ans, pourtant paralysé par une maladie post-diphtérique, il reprend ses activités aéronautiques. Pour oublier la période noire de la guerre, Marcel Bloch et sa famille décident de changer de nom. Reprenant le pseudonyme porté par son frère, le général Paul Bloch, dans la Résistance, il devient Marcel Dassault en 1949. Il décide également de diversifier ses activités en devenant patron de presse (Semaine de France puis Jours de France) et homme politique (Sénateur des Alpes Maritimes puis député de l’Oise). C’est sous son nouveau nom que l’aviation à réaction lui apporte la reconnaissance internationale son génie.

 


Le MD-450 Ouragan (1949), premier avion à réaction de l’armée de l’Air française, réalise les premières percées à l’exportation (Inde, Israël) de l’industrie aéronautique française d’après-guerre et le Mystère IV (1954) consacre la reconnaissance du savoir-faire de sa société lorsque que les Etats-Unis commandent 225 appareils dans le cadre d’un accord de l’OTAN. En 1967, la Guerre des Six-Jours entre Israël et ses voisins arabes assoit définitivement la renommée de la qualité des appareils Dassault. La notoriété de Marcel Dassault est également due à sa participation au développement de la force nucléaire stratégique française, décidé par le gouvernement français à la suite de l’expédition de Suez en 1956, à travers le programme Mirage IV (1959).

Marcel Dassault explique lui-même le choix du nom pour ses appareils : " C’est en souvenir du livre Le Docteur Mystère qui m’avait passionné dans mon enfance, que j’ai appelé mon premier avion supersonique Mystère. Mes avions Mirage, du fait de leurs qualités d’attaque et d’évasive, sont aussi invulnérable aux coups de l’adversaire que le mirage est insaisissable pour le voyageur du désert, d’où le nom Mirage ".

Mais Marcel Dassault aime également les avions civils de qualité. Une fois encore les Etats-Unis apportent la consécration à un produit de la société puisque c’est la Pan Am qui, la première, commande en série cet appareil et ouvre les portes du marché américain.

 



En dehors de ses activités aéronautiques et en plus de la presse et de la politique, Marcel Dassault se passionne pour l’architecture, le cinéma, la banque et la Bourse. En récompense des services rendus au pays, il a été décoré de la plus haute distinction française, la Grand croix de la Légion d’Honneur.

Marcel Dassault est décédé le 17 avril 1986. Un hommage exceptionnel lui a été rendu par le Gouvernement, les plus hautes autorités de l’État ainsi que par la presse nationale et internationale lors de ses obsèques qui, geste unique envers un industriel français, se sont déroulées aux Invalides.

Marcel Dassault reste surtout comme un homme doté d’une formidable soif de création et d’un regard constamment tourné vers le futur : " Sans fausse modestie, je dirai que je me suis efforcé de ne pas manquer d’imagination. Avec l’équipe que j’ai formé, j’ai beaucoup travaillé. Je ne me laisse pas décourager par les difficultés. J’ai la passion de mon travail et je sais, par volonté, écarter tout ce qui pourrait m’en détourner. J’ai une vie simple et heureuse. Tout, autour de moi, concourt et doit concourir à l’œuvre que je me suis fixée."

Marcel Dassault (né Marcel Bloch le 22 janvier 1892 à Paris, mort le 17 avril 1986 à Neuilly-sur-Seine) était un ingénieur et entrepreneur français. Il est surtout connu en tant que fondateur et PDG du Groupe Dassault.

 Après des études secondaires passées au lycée Condorcet, il entre à l’École d’électricité Bréguet (ESIEE), puis intègre l’École supérieure d’aéronautique et de construction mécanique (Supaéro) dont il sort diplômé en 1913.

Il dessine l’hélice Éclair pour avion, utilisée par l’aviation française durant la Première Guerre mondiale et construit son premier avion en 1917. Il quitte un temps le domaine aéronautique. Puis il revient à l’aéronautique en 1928, et fonde la Société des Avions Marcel Bloch. Sa société étant nationalisée sous le nom SNCASO en 1937, il crée quelques mois plus tard la Société Anonyme des Avions Marcel Bloch (SAAMB).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ayant refusé de collaborer avec les forces d’occupation, il est arrêté en 1940 par la police francaise. Arrêté avec sa femme et ses enfants, internés à Montluc et ensuite à Drancy, il est déporté à Buchenwald en août 1944. Il y reste huit mois et est sauvé par Marcel Paul, membre du Parti communiste français et chef de l’organisation clandestine du camp, et également par Albert Baudet. Il manifeste par la suite sa gratitude en nommant Albert Baudet directeur de la publicité du magazine Jours de France et en versant chaque année une somme d’argent au journal l’Humanité et à la fédération des déportés FNDIRP


 

 

En 1946, il fait changer son patronyme en Bloch-Dassault (décret paru au Journal officiel du 4 décembre 1946), puis en Dassault (décret paru au Journal officiel du 15 février 1949). Dassault est une déformation du nom de code Char d’assault utilisé par son frère, le général Darius Paul Bloch, dans la résistance.

Sa société devient la Société des Avions Marcel Dassault puis la Générale Aéronautique Marcel Dassault (GAMD), qui produit les premiers avions à réaction français : Ouragan (1949), Mystère II (1952), Mystère IV (1954), Super-Mystère B-2 (1955), Mirage III (1956), Mirage IV (1959) qui équipe les forces nucléaires françaises et l’avion civil, bi-réacteur d’affaires Mystère-Falcon (1963). Une division électronique est créée en 1954 pour le développement de radars.

Absorbant les usines Bréguet, la GAMD est renommée Avions Marcel Dassault-Bréguet Aviation (AMD-BA) en 1971. Elle produit alors l’Alpha Jet (1973) avec l’allemand Dornier, avion d’entraînement qui équipe entre autres la Patrouille de France, le Jaguar avec British Aircraft Corporation, le Mirage 2000 (1978), l’avion de transport de passagers Mercure (1973), le Rafale et des évolutions de la série des Falcon. Il se crée ainsi un groupe industriel militaire et civil centré sur l’aviation, l’électronique (Électronique Serge Dassault) et l’informatique (Dassault Systèmes). Après l’élection de François Mitterrand comme président de la République, en 1981, Marcel Dassault échappe à la nationalisation en faisant don à l’État de 26 % de ses actions. En 1990, la société AMD-BA est renommée Dassault Aviation.

Il s’intéresse également à la presse en créant un hebdomadaire Jours de France, concurrent de Paris-Match, dans lequel il fit une part belle à l’aviation et à ses idoles Chantal Goya et Thierry Le Luron. Il tenait lui-même une rubrique, le Café du commerce.

Il a été Producteur de cinéma.

Il fut sénateur des Alpes-Maritimes, puis député de l’Oise, doyen de l’Assemblée nationale de 1978 à 1986.

Il a été décoré de la plus haute distinction française, la grand-croix de la Légion d’honneur.

Dans le palmarès des plus grandes fortunes de France, il fut le premier en 1985.

Une place du 8e arrondissement de Paris, le rond-point des Champs-Élysées est renommée rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault en 1992.


      Hergé s’est inspiré de lui pour créer le personnage de Laszlo Carreidas dans l’album de Tintin.

                                      Vol 714 pour Sydney.

Hergé a créé un personnage aux allures surnoises, trompeuses, méprisantes, avare et tricheur en ce basant sur Marcel Dassault. Il est vrai que tout deux sont dans le domaine de l’aviation : Laszlo Carreidas est constructeur d’avions et Marcel Dassault est le célèbre avionneur. A eux deux, ils font la paire ! Carreidas se rapproche de Dassault par le phénomène de "l’homme qui ne rit jamais", pas son écharpe, ses lunettes et son chapeau.

 

             "Je vis modestement, on ne peut pas manger sept poulets par jour."

                                    Citation Marcel Dassault.


Régis Franc s’est inspiré de lui dans ses 3 Tomes de Tonton Marcel - Capitaine d’Industrie, aux éd. Casterman

Marcel Dassault compte parmi les membres de sa famille José de Bérys, Francine Bloch, Darius Milhaud et Pierre Vidal-Naquet.

Marcel Bloch, né juif, se convertit au Catholicisme en 1950. Il est enterré au Cimetière de Passy.

Son fils Serge a pris sa succession à la tête du groupe.


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Commentaires (2)

1. GAGNE Pierre 20/03/2011



je voudrais savoir , quelles sont les voitures creer par DASSAULT merci je ne trouve pas

2. hjhjh 08/04/2011

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Date de dernière mise à jour : 05/11/2011

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