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Biographie, Calamity Jane.

Biographie de CALAMITY JANE

 

     " Tant de vallées, de prairies, de rivière, et la joie des plaines, la chance,la deveine.
       Si le ciel me faisait le cadeau rêvé d’une vie nouvelle, sans hésiter je referai la mienne."
                                            Citation de Calamity Jane.

 
                                

Plus de cent ans après sa mort, Calamity Jane est encore un sujet de controverses sur sa vie dans le Far West. Tant d’informations contradictoires et de légendes ont circulé au cours de sa vie et après sa mort en 1903, que les chercheurs les plus sérieux ont beaucoup de mal à séparer les faits de la légende.

Même ce qui semblait être une preuve tangible, son « Autobiographie », est remplie d’imprécisions et d’erreurs qui ne concordent pas avec les faits. Elle-même alimentait son mythe en accumulant les récits débridés et imaginatifs..

Son nom est souvent cité comme Martha Jane Cannary (ou Canary), mais le Jane est sujet à caution : elle ne s’attribua pas ce prénom dans son « autobiographie », et il pourrait être un surnom.

Son « autobiographie » est en fait une petite brochure qu’elle a distribué à partir de 1896 pour des spectacles organisés à Minneapolis, remplie d’imprécisions et d’actes héroïques inventés. Même son âge est sujet à caution : dans cette brochure elle dit être née « Marthy Cannary à Princeton, Missouri, en mai 1852 », or sa première pierre tombale, au cimetière du mont Moriah, à Deadwood, était gravée « âgée de 53 ans », ce qui la ferait naitre en 1850. Des chercheurs indiquent même une naissance au plus tard en 1847.

Dans cette brochure, elle dépeignait Wild Bill Hickock comme un « ami », mais il fallu attendre la sortie de lettres présentées comme authentiques de Martha à sa fille, en 1941, par Jean Hickok McCormick, se présentant elle-même comme la fille secrète de Calamity Janes et de Wild Bill Hickock pour qu’on imagine une histoire plus intime entre ces deux grandes figures de l’Ouest américain. Le fait que des historiens réputés ont depuis longtemps remis en cause l’authenticité de ces lettres n’a pas empêché leur large diffusion et l’ajout au mythe de Calamity Jane.

Leur publication en français avec peut-être un manque de mesure sur le rappel des doutes sur leur authenticité a reçu un large écho.

La Légende .

Ce qui suit est ce qu’on peut extraire de son « autobiographie » et de ses « lettres », c’est-à-dire qu’il n’y aucune garantie d’authenticité du moindre des évènements décrits :
Son véritable nom était Martha Jane Canary. Elle nait le 1er mai 1852 à Princeton au Missouri. Elle a deux frères et trois sœurs dont elle est l’aînée. Leurs parents les laissant souvent livrés à eux-mêmes, elle apprend très tôt à s’occuper d’eux. Enfant, elle aime beaucoup s’amuser à l’extérieur et apprend tôt à monter à cheval, arrivant à dresser bientôt les plus têtus d’entre eux.

En 1865, la famille part pour le Montana. Elle a alors treize ans. Pendant le voyage, qui dure cinq mois, elle participe à la chasse avec les hommes. Sa mère (Charlotte Canary) meurt pendant le voyage. La même année, la famille émigre à nouveau, cette fois pour Salt Lake City, Utah, où son père meurt en 1868.

C’est alors qu’elle commence la vie aventureuse qui la rendra célèbre. Elle rejoint deux ans plus tard le général Custer en qualité de scout (guide, éclaireur). Elle fait campagne en Arizona contre les Indiens. C’est à cette époque qu’elle commence à porter des habits d’hommes. Elle exécute de dangereuses missions, participe à plusieurs campagnes et devient très habile au tir.

 

 

D’après ses mémoires, c’est pendant sa période scout qu’elle gagne le surnom de Calamity Jane. Dans le Wyoming, il lui est ordonné de partir avec un détachement. Parti pour plusieurs jours, le groupe de soldats subit plusieurs escarmouches indiennes au cours desquelles six soldats sont tués et de nombreux autres sérieusement blessés. De retour vers le fort, à quelques kilomètres seulement de celui-ci, le détachement tombe dans une embuscade. Le capitaine est blessé. Se retournant, Martha s’aperçoit que l’officier va tomber de son cheval. Elle galope alors vers lui et l’attrape avant qu’il ne tombe. Elle le hisse sur son cheval, devant elle, et le ramène au fort, lui sauvant la vie. Une fois guéri, le capitaine lui aurait dit, en plaisantant : « Je vous baptise Calamity Jane, l’héroïne des plaines. ». Ce surnom ne l’aurait plus jamais quittée.

Au cours de ses campagnes, elle est la première femme blanche à pénétrer dans les Black Hills, alors contrôlées par les Sioux, dont ce sont les montagnes sacrées. Elle doit ensuite rejoindre le général Custer à Little Big Horn. Durant son voyage, elle est contrainte de traverser à la nage la rivière Platte, à la suite de quoi elle tombe malade. Elle est rapatriée au Fort Fetterman, où elle reste quatorze jours. Puis, ayant récupéré, elle se met en route pour Fort Laramie. Là, elle rencontre William Hickok. Elle fait la route avec lui jusqu’à Deadwood. Puis elle assure la liaison, en qualité de courrier, entre Custer, encore dans les Black Hills, et Deadwood. Un jour d’août 1876, son ami Wild Bill Hickok est tué d’une balle derrière la tête dans un saloon de Deadwood. Bien que l’on prête à Calamity Jane une aventure avec ce dernier, il semblerait qu’ils n’aient été en fait que de très bons amis, sans plus, et que le père de son enfant (Janey) ne soit autre qu’un lieutenant avec lequel elle aurait eu une liaison quelque temps.

Elle serait alors partie à la recherche de l’assassin, un nommé Jack McCall, et l’aurait attrapé pour le livrer à la justice. Mais celui-ci se serait échappé. Il a été repris quelque temps plus tard, jugé puis pendu.

                                       

Elle quitte Deadwood en 1877 avec le septième de cavalerie. L’année suivante, elle fait un peu de prospection. Puis elle fait des navettes entre différents forts et villes avec un attelage de bœufs, les animaux les plus résistants pour ce genre de trajets dans cette région précise. Elle ne cesse de changer d’activité et de voyager, allant du Wyoming, vers l’Oregon, ou encore vers la Californie, élevant du bétail ou le convoyant.

En 1885, à El Paso, elle rencontre Charley Burke (ou Charlie Burke), un Texan avec lequel elle se maria, voulant enfin s’arrêter quelque part. Deux ans plus tard, elle met au monde une petite fille. La famille part alors pour le Colorado, où ils ouvrent un hôtel. Puis ils voyagent encore de ville en ville pour revenir à Deadwood, dix-sept ans après le départ de Martha. Ses anciens amis sont ravis de la revoir ; certains veulent mettre par écrit ses aventures et d’autres lui proposent de les jouer. Entre temps son mari la quitte. Elle est alors engagée au Palace Museum de Minneapolis en 1896. Elle participe ensuite à plusieurs spectacles centrés sur le mythe de l’Ouest américain (Wild West Shows), en vogue à l’époque.

Elle meurt le 1er août 1903. Deux de ses amis transportent son corps de la ville de Terry à Deadwood, où les membres de la Société des Pionniers des Black Hills organisent ses funérailles. Habillé de blanc, placé dans un cercueil capitonné, son corps est exposé dans l’arrière-salle d’un saloon, où tous les habitants de Deadwood peuvent venir lui faire un dernier adieu.

Elle est enterrée à Mont Moriah Cemetery (Deadwood), à côté de Wild Bill, selon sa volonté.

Calamity Jane, Lettres à sa fille.

« Ma Chérie, ceci n’est pas censé être un journal, et il se peut même que ça ne te parvienne jamais, mais j’aime penser à toi en train de le lire, page après page, un jour dans les années à venir, après que je serai partie. J’aimerais t’entendre rire en regardant ces photos de moi. Je suis seule dans ma cabane ce soir et fatiguée ». Avertissement ou défi, ceci est la première lettre écrite par Calamity Jane à sa fille le 25 septembre 1877. Une vingtaine d’autres lettres suivront, de façon très irrégulière, jusqu’à la dernière écrite en juin 1902, quelques mois avant sa mort. « Je suis malade et n’ai plus longtemps à vivre. J’emporte de nombreux secrets avec moi, Janey. Ce que je suis et ce que j’aurais pu être ».

Depuis la première parution française, chez Tierce, de ces lettres en 1979, aujourd’hui rééditées par Rivages poche, sans préface, notes et commentaires, il n’existe toujours pas en France d’ouvrage sur Calamity Jane (une biographie romancée de Calamity Jane vient de paraître chez Flammarion). On connaît surtout son personnage de bande-dessinée savoureusement immortalisé par Goscinny dans la série “Lucky Luke”, celui d’une cow girl excentrique avec ses jurons terrifiants, ses exploits à la carabine, sa descente exceptionnelle de whisky, en fait ses manières peu recommandables. Et pourtant, la vie de Calamity Jane semble avoir été plus remarquable que sa légende. À une époque très puritaine, où une femme ne se mettait jamais en pantalon, ne fumait ni ne buvait d’alcool, Calamity Jane menait une vie tout à fait scandaleuse : chercheuse d’or, poseuse de rails, éclaireuse pour l’armée, conductrice de diligence, voire serveuse de saloon.

                                           

 

Ainsi, la publication de ces lettres vient révéler un tout autre visage de Calamity Jane. À 21 ans, elle mit au monde une petite fille à la suite de sa liaison avec une autre légende de l’Ouest du nom de “Wild Bill”. Mais estimant que son style de vie ne lui permettrait pas de l’éduquer correctement, elle décida d’abandonner son enfant. Très vite, elle souffrit cruellement de l’absence de sa fille et ressentit un besoin urgent de communiquer avec elle. Dans ces 27 lettres tendres et intimes écrites entre 1877 et 1902, mais que sa fille ne devait lire qu’après sa mort, Calamity Jane concentra tout son amour maternel, racontant l’histoire de sa vie et dévoilant avec une grande lucidité les coulisses d’un Far West légendaire qui détruisit une femme trop indépendante pour son époque.

Mais dès que l’on traverse l’Atlantique, l’histoire de Calamity Jane et de ses fameuses lettres prennent une toute autre envergure. Aux États-Unis, ce petit recueil de lettres est depuis de nombreuses années au centre d’une superbe polémique, à la hauteur du mystère insondable qui entoure toujours Calamity Jane presque cent ans après sa mort. Car si certains de ses faits d’armes et de ses esclandres sont célèbres, on sait en réalité peu de choses de sa vie. Car à l’époque où se déroulait son histoire, l’Amérique écrivait sa grande épopée du Far West, travestissant simultanément dans les articles de journaux et dans les livres la réalité historique de ses grandes figures de l’Ouest, comme Buffalo Bill, Jesse James ou Wild Bill. Calamity Jane souffrit particulièrement de cette falsification historique, sa figure légendaire oscillant brutalement entre l’héroïne sans peur et sans reproche et la marginale analphabète et alcoolique.

Les fameuses lettres de Calamity Jane à sa fille subirent le même traitement, certains jugeant que seule Calamity Jane avait pu les écrire, d’autres criant à la fraude pure et simple. Aussi est-il intéressant de se pencher sur l’origine de ces lettres. Elles furent révélées au public en 1941 lorsqu’une certaine Jane Mc Cormic déclara sur les ondes de CBS à l’occasion de la Fête des mères : « J’aimerais seulement que ma mère puisse savoir combien je suis fière d’être la fille de Calamity Jane ». Dans un premier temps, accueillie et fêtée par tous comme la fille enfin retrouvée de Calamity Jane, entre autres par les familles de Wild Bill et de Calamity Jane, cette petite femme également mystérieuse finit elle par être désavouée. Elle termina sa vie, solitaire et sans argent, en travaillant dans un petit musée du Montana où elle racontait aux visiteurs la vie de sa mère. Certes, peu d’historiens américains pensent que ces lettres ont été écrites par Calamity Jane, estimant qu’elle était de toute manière analphabète. Mais curieusement, personne n’a encore réussi à le démontrer de manière probante. D’ailleurs, la propriétaire actuelle des lettres, qui fut la première à les publier aux États-Unis en 1952, a fait authentifier l’encre et le papier utilisés comme datant bien du siècle dernier. Quoi qu’il en soit, ces lettres restent étonnamment vraies, aussi bien pour leur contenu que pour leur forme. Avec les informations que l’on a aujourd’hui sur la vie de Calamity Jane, malheureusement trop rares et contradictoires, il n’y a aucun doute qu’elle aurait pu écrire ces lettres. D’autre part, à la différence de tout autre document existant sur elle, principalement son autobiographie dactylographiée de quelques pages, seules ces lettres permettent de dresser un portrait cohérent de cette femme rebelle et volontaire qui voulut tracer sa propre route, emportant avec elle dans la tombe le secret de ses fameuses lettres.

 

Calamity Jane était un drôle de personnage : aventurière, bagarreuse et femme à la fois. Légende du Far West, elle a connu Buffalo Bill, les saloons et les diligences. Mais ce que l’on connaît moins, c’est son amour pour sa fille Janey, confiée dés sa naissance à Jim et Helen O’Neil, dans l’espoir d’une vie plus stable. Pendant 25 ans, le soir au coin du feu, près de son cheval Satan, avec sa selle en guise d’oreiller, elle écrivait à sa fille des lettres qu’elle ne reçut qu’après sa mort. Elle lui racontait sa vie d’aventurière, entre indiens, diligences et bagarres de saloon, mais aussi sa vie de femme avec ses amours et ses regrets. Mais c’est surtout l’amour et la culpabilité d’une mère que rapportent ces lettres, et l’on découvre une Jane tendre, aimante, et complexée par son manque de culture et sa vie si particulière. ’Lettres à ma fille’ est un témoignage émouvant tant pour l’époque qu’elles décrivent que pour la femme qu’elles laissent transparaître : Calamity Jane était une femme entière et courageuse qui a connu la grande époque du Far West, mais rongée par la culpabilité et la solitude. Et c’est là toute la complexité du choix de Jane : bien qu’elle déteste sa vie solitaire, elle l’a préférée à sa fille. Ses lettres donnent un début de réponse : peut-être ne se sentait-elle tout simplement pas à la hauteur ? En effet, sans éducation ni manières, et trop consciente de sa mauvaise image, elle a préféré s’effacer au profit de quelqu’un de plus respectable. Même si leur authenticité n’a pu être prouvée, et qu’on regrette que l’édition ne soit pas plus étoffée, les lettres de Clamity Jane à sa fille sont touchantes et, si l’on se prend au jeu, on pourrait même entendre les cris des indiens et les sanglots de Jane.

                                               Claire Simon.
                                                                                                                                                     

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Commentaires (3)

1. arthaud 25/05/2010

comment elle est morte??

2. en silence 19/07/2010

de cette Dame ou de quiconque, qu'importe, ces lettres sont belles et son auteur sensible prend par le coeur, directement vers l'essentiel du Vivre. Simplement, sans grandiloquence ni savant savoir, ces pages trop brèves traversent une vallée privée des indiens assassinés et creusée entre consumérisme & matérialisme, "à cheval", grâce à la sincérité, une encre, une plume ...une écriture qui met en mots de l'amour pur.

3. cordoba 07/09/2010

FIER DE L AMERIQUE

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Date de dernière mise à jour : 05/11/2011

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