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Biographie, Bob Marley.

Biographie de Bob MARLEY

 "Dieu a créé les gens en technicolor. Dieu n’a jamais fait de différence entre un noir, un blanc, un bleu, un vert ou un rose."                                                                                                                    Citation de Bob Marley.

 

 

 

Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 dans un hameau des collines à une heure de route de la côte nord de la Jamaïque à Rhoden Hall près de Nine Miles, dans la paroisse de St Ann. Fils d’un capitaine de la marine d’origine anglaise, le capitaine de la Navy  Norval Marley est âgé d’une cinquantaine d’années,  Bob ne l’a que très peu connu. Sa mère est une paysanne jamaïcaine noire âgée de 18 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm. Les parents de Norval Marley n’acceptaient apparemment pas sa liaison avec une femme noire, et Norval, décrit par Cedella comme un homme gentil, mais de faible caractère, d’une famille de planteurs jamaïcains d’origine britannique, qui le déshérite : un Blanc n’épouse pas une Noire. Norval prénomme son fils Nestor, avec en deuxième prénom Robert, du nom de son frère. Il disparaît bientôt et sombre dans la boisson pour réapparaître cinq ans après. Rongé par la culpabilité, il promet alors une éducation décente pour son fils. Le petit Bob souffre de l’absence de son père, quand celui-ci le fait venir à la capitale en bus pour étudier a l’age de cinq ou six ans.  Mais le petit Nesta (sa mère écrit ainsi le prénom), qui lit l’avenir dans la paume des mains au village, ne connaîtra jamais son père. Il ne sera retrouvé que par miracle plusieurs mois après chez une vieille dame qui l’élève dans un quartier très pauvre.  Sans nouvelles, sa mère le trouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à cette vieille dame, pour qu’ il lui fasse les courses. Cedella voit Norval une dernière fois et reprend son enfant. Rentré à la maison, traumatisé, Nesta refuse de dire l’avenir et déclare que désormais, il sera chanteur.

 Il retourne à l’école et participe aux travaux d’agriculture. Son grand-père Omeriah, qui l’a élevé, jouait du violon et de l’accordéon. Son oncle, musicien semi professionnel, jouait de la guitare et du banjo dans les groupes de bal populaire. Bob aime chanter et accompagne sa mère à l’église baptiste le dimanche. Il y chante le gospel avec ferveur, comme la grande majorité des Jamaïcains.

 

 

Adolescent, Il découvre la difficulté d’être métisse, il est pris entre deux mondes qui s’ignorent. Puis il quitte  la misère de la campagne pour celle du ghetto de Kingston, comme beaucoup que la misère poussent vers les villes, sa mère devient femme de ménage. Pourtant, le travail y est rare à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. C’est dans ce quartier populaire qu’il s’initie à la musique des chanteurs de rock noirs américains ou au ska des Skatalites. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent  des cantiques et des succès de soul américaine et les tubes de Rythm’n’Blues entendus sur les radios de Miami. Avec ses amis Peter Tosh et Bunny Livingston, il forme à 14 ans The Wailing Wailers et le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant jusqu’a ce qu’il enregistre son premier 45 tours, "Judge not", à 16 ans, en 1961, ainsi qu’une reprise d’un succès de country et  western de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres ska n’ont aucun succès mais Bob continue à s’investir dans la musique. Une industrie musicale commençe à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage est alors de 35 %. Il vient de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. 

 

 

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe vocal The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Bob quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé The Wailin’ Wailers, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui (dont plusieurs succès, comme Simmer Down et Put it On). La collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. En Jamaïque, les droits d’auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d’argent tout en étant d’énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. 

Après son mariage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker à Wilmington, Delaware, aux États-Unis. Le fonctionnaire qui lui délivre son passeport n’aime pas son premier prénom Nesta et inscrit le deuxième, Robert, plus sérieux, en tête. Le diminutif de Robert, Bob, est déjà devenu le surnom de Marley à cette époque. Bob travaille à l’hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. À son retour après l’été 1966, il s’intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail’n Soul’m. Leur premier titre autoproduit dans le nouveau style rocksteady s’intitule Bend Down Low.

 

 

À Kingston, c’est Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d’origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié au début des années 1960 qui lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d’un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Bob Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail’n Soul’m, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time qui sortent sous le nom de Bob Marley et the Wailers. Du 21 au 23 avril, l’empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié Ier, le dieu vivant des rastas jamaïcains, Jah Rastafari, fait une visite officielle qui marque fortement la population et précipite le développement de ce mouvement dans l’île. Bob Marley travaille alors dans l’équipe de nettoyage de l’hôtel Dupont à Wilmington aux États-Unis. Sa femme est présente à l’arrivée du monarque, qu’elle perçoit comme étant Jésus réincarné.

Mais de juillet 1967 à septembre 1968, Bunny Livingston est en prison pour détention de chanvre, et Rita Marley remplace Bunny au sein du trio.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent en janvier 1968 le chanteur américain Johnny Nash et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob Marley leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady, mais l’album de Bob Marley & the Wailers qu’il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu’en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyabinghi (tambours rastas), est financé par Mortimer Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n’a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

 

Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en Amérique. Après avoir dû couper ses nattes de rasta pour se présenter à un poste de docker qu’il n’obtient pas, il travaille cette fois de nuit, à l’usine Chrysler de Wilmington, où il porte des pièces. Sa femme et ses jeunes enfants le rejoignent. À son retour, avec ses économies les Wailers fondent les disques Tuff Gong, du nom de son surnom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I’m Black and I’m Proud rebaptisée Black Progress dans le nouveau style reggae avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse) qui ne le quitteront plus. Mais les disques n’ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry qui fin 1969 est allé chanter en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l’instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu’en 1978. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d’œuvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I’ve Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il réunira certains de ces 45 tours sur l’album Soul Rebels sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

 

 

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l’équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain  qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique. Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de The Best of the Wailers. "Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction. Leslie Kong meurt peu après d’une crise cardiaque et le trio ne touche aucun argent. Bob Marley se rapproche de l’organisation rasta des Douze Tribus d’Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les auto-productions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee « Scratch » Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n’ont aucun succès local jusqu’à leur autoproduction Trench Town Rock (1971).

En octobre 1972, Bob rencontre Chris Blackwell à Londres. Le producteur jamaïcain lui confit de quoi enregistrer un album pour sa marque anglaise Island, « Catch a Fire ». Blackwell n’a pas pu obtenir le renouvellement de son contrat avec Jimmy Cliff. Cliff tient le premier rôle dans le film jamaïcain sur le reggae « The Harder They Come », qui va beaucoup contribuer à mettre cette musique à la mode. Furieux, Blackwell, bien décidé à ne pas louper la mode naissante de la musique de son propre pays, se rabat sur Bob Marley & the Wailers.

Lors de rares concerts locaux, Peter Tosh est très présent à la guitare, notamment avec sa pédale wah-wah. Les trois Wailers viennent en Grande-Bretagne pour travailler avec Blackwell les bandes de « Catch a Fire », copiées sur seize pistes à Londres. Le 4 novembre ils accélèrent et rallongent certains morceaux par un montage, ajoutent le clavinet, le synthétiseur Moog et le piano électrique plus rock de l’anglais John "Rabbit" Bundrick, les tablas de Chris Karen et, selon la mode en 1973, les longs solos de guitare de Wayne Perkins, un professionnel américain des studios Muscle Shoals. Le disque est alors mixé sous la direction de Blackwell. Rebaptisé The Wailers par Blackwell (ils sortaient leurs disques sous le nom de Bob Marley & the Wailers depuis 1966), ils signent un contrat de disques international avec lui . Island partagera les recettes avec Danny Sims, qui a revendu son contrat international de producteur exclusif à Blackwell. Ce nouvel investissement leur donne la clé de la réussite et imposera bientôt le reggae dans le monde.

 

 

Bob, chante, compose, joue de la guitare et réalise lui-même ses disques pour le producteur Blackwell, qui agit en tant que directeur artistique mais n’intervient pas directement dans les studios. Eric Clapton, très coté en 74, est numéro un en Amérique avec le « I Shot The Sheriff » de Bob Marley, qui profite beaucoup de cette publicité mais réalise que son contrat d’éditions signé en 1968 avec Danny Sims lui retirent l’essentiel de ses droits d’auteur. Pour que Danny Sims, éditeur de ses compositions, ne touche pas la part des droits qui lui reviennent, Bob ne signera plus les morceaux de son propre nom. Certains sont attribués à son vieil ami du ghetto Vincent "Tata" Ford qui a un peu contribué aux paroles (il est crédité comme auteur compositeur de « No Woman no Cry » ), d’autres titres à un énigmatique R. Marley (Rita ou Robert ?), ou à ses amis Carlton Barrett son batteur et son ami footballeur Alan "Skill" Cole. Le stratagème réussira en fin de compte. C’est dans les années 80 en lisant Bob Marley, la biographie de Stephen Davis, que l’ayant-droit Sims comprendra la ruse, mais un peu tard. Il fera constater la fraude lors d’un procès posthume, mais malheureusement pour lui quelques mois seulement après le délai légal de pourvoi, d’où une perte sèche de plusieurs millions de dollars.

En septembre 80, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden de New-York, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d’un malaise alors qu’il court un jogging dans Central Park. Quelques jours après, il a un nouveau malaise, cette fois lors d’un concert, à Pittsburgh, au cours de ce qui devait s’avérer être son dernier show. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie, un cancer du cerveau, dans la clinique du Dr. Joseph Issel, en RFA. Il mourut le 11 mai 1981 à Miami, au cours d’une escale alors qu’il rejoignait la Jamaïque pour y vivre ses derniers instants. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l’embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.

Brillant et prolifique chanteur auteur-compositeur, sa carrière internationale de dure que huit années intenses. Outre ses merveilleuses créations, sa dimension sociale et spirituelle lui donnent vite l’aura d’un exemple et, pour beaucoup, d’un prophète. Il succombe à un cancer (mélanome) en pleine gloire à trente-six ans, mais son mythe lui survit et s’amplifie depuis hors de toutes proportions.

 "Ne conquiers pas le monde si tu dois y perdre ton âme, car la sagesse vaut mieux que l’or et l’argent."                                                                                                                                    Citation de Bob Marley.


 

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Commentaires (2)

1. dominique chimer dioh 10/01/2012

who jah bless no one curse jah jah rasta for right

2. bertin AMEGAH-ATSYON 13/05/2012

BOB est Mort Vive le Papa du raeggae

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Date de dernière mise à jour : 02/12/2011

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