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Biographie, Beethoven.

Ludwig Van BEETHOVEN

Biographie de Ludwig Van BEETHOVEN

Biographie de Ludwig Van BEETHOVEN

 

 

«La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie.Que les malheureux se consolent en me trouvant moi, qui leur ressemble »

                                      Citation de Ludwig Van Beethoven.


Ludwig van Beethoven est né le 17 décembre 1770 à Vienne, en Autriche, dans un pauvre logis de la Bonngasse. Surmontant à force de volonté les épreuves d’une vie marquée par le drame de la surdité, célébrant dans sa musique le triomphe de l’Héroïsme et de la Joie quand le destin lui prescrivait l’isolement et la misère, il a mérité cette affirmation de Romain Rolland : « Il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l’art moderne ». Expression d’une inaltérable foi en l’homme et d’un optimisme volontaire, consacrant l’art musical comme action d’un homme libre et non plus comme simple distraction, l’œuvre de Beethoven a fait de lui une des figures les plus marquantes de l’histoire de la musique. Sa famille, que l’on qualifierait de pauvre est originaire de Hollande. Son père, Johann van Beethoven (1740 - 1792), était musicien et ténor à la Cour de l’Électeur. Homme médiocre, brutal, alcoolique et colérique il éleva ses enfants dans la plus grande rigueur. 

Sa mère Maria-Magdalena van Beethoven est d’origines slaves, elle est née à Keverich en 1746 et elle est la fille d’un cuisinier.  Elle défend Ludwig contre les abus de son père et toute sa vie, Ludwig honorera sa mémoire alors qu’il essaiera d’oublier celle de son père. Dépeinte comme douce mais dépressive, elle fut aimée de ses enfants mais effacée, d’ailleur, ses voisins disaient d’elle qu’ils ne l’avaient jamais vu sourire. Ludwig était le cadet de sept enfants dont trois seulement atteignirent l’âge adulte. 

Très tôt, Ludwig s’intéressa à la musique et lorsque  ses premiers talents musicaux se manifestèrent, Il ne fallut pas longtemps à Johann van Beethoven pour détecter le don musical de son fils et réaliser le parti exceptionnel qu’il pourrait en tirer. Dès 1775, il se charge de l’éducation musicale de Ludwig et  décide de l’exploiter et de créer un enfant prodige en instruisant le garçon jour et nuit. Lorsqu’il rentre à la maison après les répétitions ou complètement ivre, après avoir ramené à la maison un professeur de piano qu’il avait rencontré à la taverne, il le tirait du lit pour ses leçons de piano qui se terminaient souvent à l’aube.

A l’ age de quatre ou cinq ans, il est traîné de force jusqu’au clavier à des heures parfois avancées de la nuit. Il est corrigé sévèrement ou encore enfermé dans la cave pour des peccadilles. Tentant de fouetter le génie qui someille dans le coeur du petit, son père l’enferme dans une chambre pendant des heures afin qu’il pratique le clavecin et le violon. Le don de l’enfant ne fait aucun doute, et son père envisage d’en faire un nouveau Mozart, (Cet enfant prodige  exhibé en concert à travers toute l’Europe une quinzaine d’années plus tôt.)  Devant ses exceptionnelles dispositions, son père tenta en 1778 de le présenter au piano à travers la Rhénanie, de Bonn à Cologne, en le faisant passer pour deux ans plus jeune qu’il ne l’était. Mais là où Léopold Mozart avait su faire preuve d’une subtile pédagogie auprès de son fils, Johann van Beethoven ne semble avoir été capable que d’autorité et de brutalité; et cette expérience demeura infructueuse et sans suite, à l’exception d’une tournée aux Pays-Bas en 1781.

 

 

« Les compositeurs ne pleurent pas. Les compositeurs sont des êtres de feu. »

Citation de Beethoven.


 Sa musique est brûlantes, glacées, animées, saillantes. Au rythme des vagues qui risquent de nous engloutir et parmi lesquelles on est tenté de plonger, là où elles se brisent, avec leur remous et leurs soudaines accalmies. Accords et désaccords, dans un archipel musical des extrêmes, mais tout est en nuances.

 A la maison, peu à peu, Ludwig remplace son père. Financièrement tout d’abord, car Johann, souvent pris de boisson, est de moins en moins capable d’assumer sa place au foyer, puis il perd sa fonction à la Cour. Le jeune Beethoven se sent responsable de ses deux frères, et assume cette responsabilité toute sa vie, parfois même jusqu’à l’outrance.

Son premier voyage à Vienne à lieu en 1787. Le but est d’y rencontrer Mozart mais celui-ci tout absorbé par la composition de Don Giovanni et méfiant à l’égard des jeunes prodiges, semble être restée sans résultat. Amadeus vient de perdre son père et la rencontre se produit à un mauvais moment. Ni enseignement ni consécration ne ressortent de cet entrevue,­ des encouragements peut-être. Car ce dernier, malgré un accueil très réservé, aurait dit:  "N’oubliez pas ce nom, vous en entendrez parler !". Puis Mozart lui prédit : « Vous ferez votre marque dans le monde ». Le séjour de Beethoven  du être malheureusement écourté par une série de drames familiaux. Tout d’abord, il doit rentrer précipitamment à Bonn au chevet de sa mère mourante de tuberculose en 1787. Peu après, sa plus jeune soeur meurt à son tour en bas âge.

 

"Une créativité de folie dont on n’aurait jamais fait le tour, jusque dans le drame de la surdité d’un musicien à l’oreille absolument absolue."

                                                Citation de R Char.


Parallèlement à une éducation générale qu’il dut pour beaucoup à l’accueil et à la bienveillance de la famille von Breuning et à son amitié avec le médecin Franz-Gerhard Wegeler, auxquels il fut attaché toute sa vie, le jeune Ludwig devint l’élève de Christian Gottlob Neefe jusqu’a ce jour ou Beethoven fut remarqué par le comte Ferdinand von Waldstein. Ce dernier joua un rôle déterminant dans l’avenir du jeune musicien. Il emmena Beethoven une première fois à Vienne en avril 1787, séjour au cours duquel aurait eu lieu cette rencontre furtive avec Mozart. Mais surtout, en juillet 1792, il présenta Beethoven à Joseph Haydn qui, revenant d’une tournée en Angleterre, s’était arrêté à Bonn. Impressionné par la lecture d’une cantate composée par Beethoven tout en étant lucide sur les carences de son instruction, Haydn l’invita à faire des études suivies à Vienne sous sa direction. Conscient de l’opportunité que représentaient, à Vienne, l’enseignement d’un musicien du renom de Haydn, et quasiment privé de ses attaches familiales à Bonn (sa mère était décédée et son père sombrait dans l’alcoolisme), Beethoven accepta. Le 2 novembre 1792 il quitta les rives du Rhin pour ne jamais y revenir, emportant avec lui cette fameuse prophétie de Waldstein :

« Cher Beethoven, vous allez à Vienne pour réaliser un souhait depuis longtemps exprimé : le génie de Mozart est encore en deuil et pleure la mort de son disciple. En l’inépuisable Haydn il trouve un refuge, mais non une occupation ; par lui, il désire encore s’unir à quelqu’un. Par une application incessante, recevez des mains de Haydn l’esprit de Mozart. » (Waldstein, nov. 1792) 

Âgé de vingt-deux ans à son arrivée, Beethoven n’avait encore pour ainsi dire rien écrit d’important, si loin qu’il était de sa maturité artistique, ce qui le distinguait fondamentalement de Mozart. « Vous avez beaucoup de talent et vous en acquerrez encore plus, énormément plus. Vous avez une abondance inépuisable d’inspiration, vous aurez des pensées que personne n’a encore eues, vous ne sacrifierez jamais votre pensée à une règle tyrannique, mais vous sacrifierez les règles à vos fantaisies ; car vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes. » (Haydn, vers 1793).

 

 

 Le public loua sa virtuosité et son inspiration au piano,  mais sa fougue lui valut le scepticisme des critiques les plus conservateurs.

« Son improvisation était on ne peut plus brillante et étonnante ; dans quelque société qu’il se trouvât, il parvenait à produire une telle impression sur chacun de ses auditeurs qu’il arrivait fréquemment que les yeux se mouillaient de larmes, et que plusieurs éclataient en sanglots. Il y avait dans son expression quelque chose de merveilleux, indépendamment de la beauté et de l’originalité de ses idées et de la manière ingénieuse dont il les rendait. »                                       (Czerny, vers 1840 ).


 L’année 1802 marqua un premier grand tournant dans la vie du compositeur. À 28 ans, à la veille d’écrire sa première symphonie,  Beethoven commence à ressentir les premiers symptômes de la surdité qui allait le frapper. Il essaie tous les traitements offerts à l’époque, sans grand résultat. Au début, il lui arrive de recouvrer l’ouïe pour quelque temps; mais dans les dix dernières années de sa vie, il est complètement sourd. Néanmoins, il continue à diriger les répétitions et à jouer du piano jusqu’en 1814.On pense qu’il « entend » la musique en ressentant ses vibrations.  Beethoven compose ainsi dans son intérieure, une musique en devenir. De l’incréable en voie de réalisation. Une partition s’engendrant du dedans.Un langage d’avant le langage .                                         

 Il se contraint à l’isolement par peur de devoir assumer en public cette terrible vérité, Beethoven gagna dès lors une réputation de misanthrope dont il souffrit en silence jusqu’à la fin de sa vie.

Conscient que son infirmité lui interdirait tôt ou tard de se produire comme pianiste et peut-être de composer, il songea un moment au suicide, puis exprima à la fois sa tristesse et sa foi en son art dans une lettre qui nous est restée sous le nom de Testament  de Heiligenstadt, qui ne fut jamais envoyée et fut retrouvée seulement après sa mort :                                                                                           

« O vous, hommes qui pensez que je suis un être haineux, obstiné, misanthrope, ou qui me faites passer pour tel, comme vous êtes injustes ! Vous ignorez la raison secrète de ce qui vous paraît ainsi. Songez que depuis six ans je suis frappé d’un mal terrible, que des médecins incompétents ont aggravé. D’année en année, déçu par l’espoir d’une amélioration, j’ai dû m’isoler de bonne heure, vivre en solitaire, loin du monde. Si jamais vous lisez ceci un jour, alors pensez que vous n’avez pas été justes avec moi, et que le malheureux se console en trouvant quelqu’un qui lui ressemble et qui, malgré tous les obstacles de la Nature, a tout fait cependant pour être admis au rang des artistes et des hommes de valeur. »          

 (Beethoven, 6 oct. 1802)                  

 

 

S’il compose sa première symphonie en 1800, le génie de Beethoven transparait avec l’écriture de ses premiers chefs d’oeuvres vers 1802. Repoussant les usages musicaux établis, illuminée par des amitiés amoureuses, menacé par la surdité il se jette dans la composition d’œuvres grandioses :  D’exceptionnelles sonates pour pianos, les symphonies de 2 à 8. Pendant dix ans, tout ce qu’ écrit Beethoven n’est que pur bonheur, mais à partir de 1813, fatigué de Vienne et de ses intrigues, malade, hanté par l’idée de la mort, accablé par sa surdité, il sombre dans le désespoir et le silence.

Le garçon sérieux et appliqué est devenu un homme souvent grossier et violent, mais qui sait aussi faire preuve de bonté et de générosité. Par exemple, il collabore à une collecte de fonds pour venir en aide au dernier fils survivant de Jean-Sébastien Bach, qui vit dans le plus complet dénuement. À une autre occasion, il fait don de nouvelles compositions pour un concert au profit des Ursulines. C’est aussi à Vienne que Beethoven a l’occasion de rencontrer le « rival » de Mozart, Antonio Salieri – celui-là même qui aurait, selon la légende, empoisonné Mozart. Salieri fait bon accueil à Beethoven qui, en retour, lui dédie trois sonates pour violon.

La Troisième Symphonie, « Héroïque », marqua une étape capitale dans l’œuvre de Beethoven, non seulement en raison de sa puissance expressive et de sa longueur jusqu’ici inusitée, mais aussi car elle inaugurait une série d’œuvres brillantes, remarquables dans leur durée et dans leur énergie, caractéristiques de la période médiane de Beethoven dite « Héroïque »

À l’automne 1806, Beethoven accompagna son mécène le prince Carl Lichnowsky dans son château de Silésie et fit à l’occasion de ce séjour la plus éclatante démonstration de sa volonté d’indépendance. Lichnowsky ayant menacé de mettre Beethoven aux arrêts s’il s’obstinait à refuser de jouer du piano pour des officiers français stationnés dans son château (la Silésie était occupée par l’armée napoléonienne depuis Austerlitz), le compositeur quitta son hôte après une violente querelle et lui envoya un billet qui se passe de tout commentaire :

« Prince, ce que vous êtes, vous l’êtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi. Des princes, il y en a et il y en aura encore des milliers, mais il n’y a qu’un Beethoven » (Beethoven, oct. 1806) .

Le concert donné par Beethoven le 22 décembre 1808 fut sans doute une des plus grandes académies de l’histoire avec celle du 7 mai 1824. Y furent joués en première audition la Cinquième Symphonie, la Symphonie pastorale, le Quatrième Concerto pour piano, la Fantaisie chorale pour piano et orchestre et deux hymnes de la Messe en do majeur qu’il avait composée pour le prince Esterházy en 1807. Après la mort de Haydn en mai 1809, bien qu’il lui restât des adversaires déterminés, il ne se trouvait plus guère de monde pour contester la place de Beethoven dans le panthéon des musiciens.

Au fil des ans, Beethoven se plonge de plus en plus dans sa musique. Il se met à négliger sa toilette, se contentant de se verser des bassines d’eau sur la tête au lieu de se laver. Il passe son temps à griffonner frénétiquement des pensées, des rébus, des notes de musique, des harmonies inusitées, au-delà de toute sociabilité. Au cours de l’une de ces promenades solitaires à la campagne qu’il affectionne tant, il est interpellé par un policier qui le prend pour un vagabond. Dans ses appartements s’entassent des piles de manuscrits que personne n’a le droit de toucher. Il possède quatre pianos, tous dépourvus de pieds pour lui permettre d’en sentir les vibrations. Il travaille souvent en sous-vêtements, et même flambant nu, et ignore ses amis s’ils lui rendent visite pendant qu’il est occupé à composer.

Avec sa personnalité fougueuse et son incomparable talent, Beethoven plaît beaucoup aux femmes. Il ne se mariera jamais, mais sera amoureux plus d’une fois et dédiera quelques-unes de ses pièces les plus célèbres, comme la Sonate Clair de lune et la Lettre à Élise, aux femmes de sa vie.

 

En novembre 1826, après un séjour au domaine de son frère, Beethoven rentre à Vienne dans une carriole ouverte. En cours de route, il contracte une pneumonie. Vers la fin de l’après-midi du 26 mars 1827, le ciel s’assombrit. Tout à coup, un éclair illumine la chambre de Beethoven, aussitôt suivi du craquement sinistre d’un énorme coup de tonnerre. Beethoven ouvre les yeux, se redresse en brandissant le poing vers le ciel, puis s’effondre, mort. Il a 57 ans.Les funérailles de Ludwig van Beethoven sont l’ultime démonstration de la haute estime que lui vouent ses contemporains. Le 29 mars 1827, pas moins de vingt mille personnes assistent à ses obsèques,formant une véritable haie d’honneur le long des rues, tandis que des soldats s’efforcent de contenir la foule éplorée. Neuf prêtres bénissent la dépouille mortelle du compositeur.

« Au Ciel, j’entendrai » Furent ses dernières paroles .

« J’ai souvent été poussé au seuil du désespoir, et il s’en fallait de peu, que je ne mette fin, moi-même, à ma vie. C’est l’art, et lui seul, qui m’a retenu. Il me paraissait impossible de quitter le monde, avant d’avoir donné, tout ce que je sentais germer en moi. Et ainsi seulement, j’ai prolongé cette vie misérable»                                                  (Lettre de Ludwig à ses frères 1802).

Au tragique s’ajoute ici le mépris et la pitié. En témoigne la publication morbide de l’autopsie du compositeur, pour la bonne cause, au nom de la science, de bonne foi. Passons sur la description détaillée de la cirrhose de son foie pour mieux entendre ce qui se joue dans le détail de la dissection du nerf de la guerre : “L’oreille de Ludwig van Beethoven montre un cartilage de grande dimension et de forme régulière. Fossette scaphoïde et pavillon très spacieux et de moitié plus profond qu’à l’ordinaire ; saillies et replis fortement marqués. Conduit auditif externe épaissi et couvert de squames brillantes, surtout au niveau du tympan. Trompe d’Eustache un peu rétrécie vers la partie osseuse.” (Dr. Wagner, “Muséum pathologique” de Vienne... On l’entend bien : rien de cette oreille divine ne nous sera épargné ! Avec une bonne conscience redoutable et une application scolaire infaillible, la dissection de cette oreille là, injustement livrée en pâture, se donne en spectacle, à guichet fermé... La curée.

 


Sources :  http://www.Artsvivants.ca

           http://www.paradas-christophe-psychotherapeute.com/

 

 

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Date de dernière mise à jour : 08/01/2012

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