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Biographie, Accart Jean-Marie.

 

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"L’histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu’elle n’a pas élus, si grande soit la peine qu’ils se sont donnée."

                             Citation de Stefan Zweig.

                               

 

Né le 7 avril 1912 à Fécamp, Jean Marie Accart débute sa carrière professionnelle comme marin à la Compagnie Générale Transatlantique avant d’entrer dans la marine nationale à son vingtième anniversaire. Il est versé à sa demande à l’Aéronautique Navale, où il devient observateur, puis pilote à l’escadrille 3S1.

En 1936, certaines escadrilles sont transférées à l’armée de l’Air et c’est ainsi qu’il se retrouve comme officier en second, puis commandant d’escadrille au GC I/5. Il est blessé en combat aérien, le 1er juin 1940.

Le 10 mai 1940, premier jour (depuis septembre 1939) où Accart eut enfin l’occasion d’ouvrir le feu, il obtint quatre victoires confirmées, puis deux le lendemain et trois le 18 mai, sans compter les victoires "probables". La plupart de ses victimes s’abattirent soit sur son propre aérodrome de Suippes ou aux alentours, sous les yeux de centaines, voire de milliers d’hommes, soit en territoire occupé par les troupes françaises : impossible de contester ces victoires. 

 

Il termina la Campagne de France (10 mai-24 juin 1940) très grièvement blessé, notamment d’une balle de mitrailleuse MG 17 de 7,92 mm entre les yeux, le 1er juin, alors qu’il attaquait une fois de plus un bombardier allemand dans des conditions peu favorables dues aux particularités de son chasseur Curtiss H-75, un avion satisfaisant dans l’ensemble : vitesse un peu insuffisante, armement trop léger de 6 mitrailleuses de petit calibre (7,5 mm), tout cela forçant les pilotes à risquer longuement leur vie pour attaquer sous le feu des mitrailleuses ennemies. 

Donc,le 1er juin 1940, Accart est atteint par une balle tirée depuis un Heinkel 11 qui vient se ficher entre ses deux yeux. Le capitaine parvient par miracle à s'extraire de son cockpit et saute en parachute malgré sa très grave blessure. Le bras gauche retourné, il se brise une jambe en touchant le sol et est retrouvé inconscient. Il est dirigé en urgence vers un hôpital lyonnais. Les médecins parviennent à le sauver. 

Il profitera de sa convalescence pour écrire "Chasseurs du Ciel", un témoignage sur l’action de son groupe pendant la guerre. Une fois remis sur pied, il est affecté à l’état-major de la section de défense aérienne Sud. En novembre 1941, il prend le commandement de la nouvelle section de perfectionnement à la chasse de l’école de l’Air de Salon.

 

Mis en congé d’armistice, en novembre 1942, il passe en Espagne avec plusieurs de ses élèves. Interné en Espagne, il arrive en Afrique du Nord après sa libération et prend le commandement du GC II/2 Berry, lors de sa création le 16 janvier 1944. Il reste au front jusqu’en octobre puis part aux États-Unis suivre les cours de la Command and General Staff School à Fort Leavenworth.

 

Affecté au bureau d’études et plans, il passe à l’inspection générale de l’armée de l’Air peu avant la fin des hostilités.

Nommé lieutenant-colonel, il devient chef du cabinet de l’état-major de l’armée de l’Air en décembre 1947, puis directeur adjoint du CEV à Brétigny, en mars 1948.

Colonel, inspecteur de la chasse, en juillet 1951, il commande la BA 112 de Reims en septembre et devient sous-chef de l’EMAA quatre ans plus tard. Le 21 novembre 1960, il est nommé commandant de la 1ère CATAC (Commandement Aérien Tactique) et FAFA (Forces Aériennes Françaises en Allemagne) et promu général de division en janvier 1961. Après différents postes, il termine sa carrière comme général de corps d’armée et inspecteur des programmes et fabrications d’armement le 30 mars 1965.

 

D’après son ami Yves Michelet, historien de l’armée de l’air de 1940, Accart était sans aucun doute l’un des meilleurs pilotes de chasse, et surtout l’un des meilleurs chefs d’unités de chasse, du monde entier pendant la 2e guerre mondiale. L’escadrille qu’il commandait en 1939-40, la 1re escadrille du GC I/5, fut celle qui obtint, de très loin, le plus de victoires en combat aérien, sur environ 53 escadrilles ayant participé à la Campagne de France. Mieux employée par les chefs alliés en 1944-45, sa nouvelle unité aurait certainement sauvé de très nombreux membres d’équipages de bombardiers, notamment américains, en abattant une partie des chasseurs allemands qui les attaquaient. Accart fut aussi l’un des très rares hommes, spécialement parmi les militaires de carrière, à avoir dit "Non" à de Gaulle, en face et en le regardant dans les yeux. Il n’a jamais accepté de faire de la politique. C’était un homme unique, d’un calme, d’une modestie et d’une bonté inégalés, d’une intelligence rare. Sa modestie, notamment, est vraiment proverbiale. Ceux qui l’ont connu semblent tous éprouver les mêmes sentiments à son égard : un grand respect mêlé d’affection, une très grande admiration, souvent même une véritable vénération. Selon Yves Michelet, tout cela est parfaitement justifié. 

 Jean Accart, grand-croix de la Légion d’honneur, titulaire de la croix de guerre avec onze citations, de la médaille de l’Aéronautique, s’est éteint le 19 août 1992.

      

Dans l’une des salles du musée de la Base aérienne 112 de Reims sont visibles, depuis septembre 2003, les restes du moteur du Curtiss H-75 A (n° 151) à bord duquel le capitaine Jean-Mary Accart, futur commandant de la BA 112 (de 1952 à 1955), fut abattu le 1er juin 1940 à la verticale de Frasne (Doubs).

Il s’agit d’un moteur Wright "Cyclone" G 208 à quatorze cylindres en double étoile type R 1830 ("R" pour "radial", "1830" pour 1830 pouces cubes de cylindrée, soit environ trente litres). Ce moteur d’une puissance de 1 200 chevaux au décollage actionnait une hélice tripale métallique à variation de pas électrique.

La photographie ci-contre et le texte ci-dessus nous ont été aimablement communiqués par Frédéric Lafarge, chargé de communication de la BA 112 de Reims et administrateur du musée de la BA 112 et de l’aéronautique locale.

Ce moteur a été trouvé par Marcel Dichamp sur le territoire de la commune de Dompierre-les-Tilleul.

 

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Date de dernière mise à jour : 05/01/2012

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